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 Mata Hari

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13/08/2008

MessageSujet: Mata Hari   Mer 15 Oct - 22:49

Mata Hari (1876-1917)
Fille d'un riche fabricant de chapeaux et de capes, la future Mata Hari montre un penchant précoce pour l'affabulation et la mise en scène. Ses parents se séparent le 4 septembre 1890. Sa mère décède huit mois plus tard.

En mars 1895 la future Mata Hari épouse un capitaine de vaisseau de l'armée royale des Indes. En 1897, la famille s'embarque Java. La jeune femme s'intéresse aux danses balinaises et prend le pseudonyme de Mata Hari. En mars 1902, la famille retourne aux Pays-Bas et ils divorcent cinq mois plus tard.

En 1903, Mata Hari entame une carrière de danseuse de charme sous les apparences d'une princesse javanaise. Elle débute dans des salons privés sous son pseudonyme javanais de " Mata Hari". Sa représentation en princesse indienne totalement nue marque le début de sa vie mondaine. Le spectacle est un succès.

En 1916, lors d'un voyage en Allemagne, Mata Hari, endettée est contactée par Cramer, consul allemand à La Haye. Celui-ci lui propose de régler ses dettes en échange de renseignements sur la France. Mata Hari devient ainsi l'agent H 21.

De retour à Paris, Mata Hari noue des contacts avec les officiers alliés. Elle entre alors en relation avec le contre-espionnage français. Il lui propose d'espionner le Kronprinz.

A Madrid, Mata Hari noue des contacts avec l'attaché militaire de l'ambassade d'Allemagne, et communique aux services français une liste d'agents, un procédé d'encre sympathique et un lieu de débarquement au Maroc. Entre-temps les services britanniques interceptent et déchiffrent les câbles de l'attaché allemand à Berlin. Ils confondent les identités de l'agent H 21 et de Mata Hari et obtiennent ainsi la preuve qu'elle est un agent double. Mata Hari est arrêtée le 13 février à Paris. Le procès, à huis clos, commence le 24 juillet 1917 au Palais de justice de Paris. Aucun de ses anciens amants de Mata Hari n'accepte de témoigner en sa faveur. L'affaire Mata Hari, personnage au comportement pour le moins ambigu, est une occasion pour renforcer la cohésion nationale.

Au terme du procès, le tribunal reconnaît Mata Hari coupable d'intelligence avec l'ennemi et la condamne à être passée par les armes.

Au matin du 15 octobre 1917, à Mata Hari est transférée en voiture cellulaire au polygone de Vincennes où l'attendent soldats et badauds. Mata Hari refuse qu'on lui bande les yeux. Onze balles et le coup de grâce asséné par un officier de cavalerie rassasient la vindicte populaire.

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MessageSujet: Re: Mata Hari   Mer 15 Oct - 22:54

HA HA petite dédicace.
Dober
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MessageSujet: Re: Mata Hari   Mer 15 Oct - 22:56

mais bien sur,......... , en espérant faire augmenter ce post.....por avoir de plus amples informations et en même temps découvrir, ce personnage

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MessageSujet: mat hari   Jeu 16 Oct - 22:48

Mata Hari, de son vrai nom Margaretha Geertruida Zelle, est née le 7 août 1876 aux Pays-Bas à Leeuwarden. Son père, chapelier aisé lui offre une enfance dorée jusqu’au jour où il se trouve au bord de la faillite. Margaretha a 13 ans. Confiée à une tante, elle passe son temps à lire des romans. Elle veut alors donner vie aux aventures romanesques issues de son imagination. En 1895, elle répond à une annonce matrimoniale et épouse, le 13 juillet, un capitaine hollandais, John Mac Leod, officier des Indes « passant son congé en Hollande, cherchant femme à sa convenance, même peu fortunée » comme l’indiquait l’annonce. Deux enfants naissent du mariage, Norman en 1897 et Jeanne Louise l’année suivante alors que le couple vient de rejoindre sa garnison à Java. La vie de couple, surtout telle que la conçoivent les femmes d’officiers en poste aux Indes néerlandaises, ne convient pas à Margaretha. Elle adopte, en 1898, le surnom de « Mata Hari » qui signifie en malais « œil du jour » c’est-à-dire « soleil ». Puis se convainc qu’elle a un destin à accomplir, celui de danseuse orientale à Paris. S’inventant un passé hindou merveilleux, qu’elle modifie au gré de ses fantaisies, de ses conquêtes masculines et de ses besoins d’argent, elle débute sa carrière de danseuse en 1905 au musée Guimet. À 26 ans, Mata Hari devient la coqueluche d’un Tout-Paris qu’elle envoûte. La tromperie est totale comme le note avec crédulité La Vie Parisienne, en mars 1905 : « Ces danses brahmaniques d’une absolue authenticité ont été étudiées par madame Mata Hari à Java avec les plus habiles prêtresses de l’Inde. Ces danses sont secrètes. Seuls au fond des temples, les brahmes et les devadashis y assistent…»Mais Mata Hari est une femme inconstante. En plein succès, elle part pour Berlin. Elle y vit une passion passagère avec un jeune officier de hussards. Lorsqu’elle décide de rentrer à Paris, elle a 30 ans. Elle n’est pas encore vieille, mais son charme ne s’exerce plus avec la même intensité. Qui plus est, la mode a changé. Le milieu, dans lequel elle gravite, préfère maintenant, à l’orientalisme de pacotille qu’elle incarnait, les ballets russes de Diaghilev : L’Oiseau de Feu, Boris Godounov ou Petrouchka.

2Mata Hari retourne alors à Berlin où la guerre la surprend. Sans contrat, c’est-à-dire sans argent, Mata Hari désespère. Elle choisit de rentrer aux Pays-Bas où elle découvre être une inconnue dans son propre pays. En mai 1916, elle reçoit la visite du consul d’Allemagne à Amsterdam, Krämer, également officier du service de renseignement. Il lui propose de l’aider à regagner Paris, en échange de quoi, elle lui fournira des renseignements utiles à l’Allemagne. Elle accepte et devient l’agent H 21. Dès son arrivée à Paris, Mata Hari s’installe au Grand Hôtel. Chacun de ses faits et gestes est surveillé par la Sûreté. À la recherche de renseignements hypothétiques, elle égraine les brèves rencontres avec des officiers de toutes nationalités, parmi lesquels, l’un des meilleurs agents du contre-espionnage français et un jeune officier russe Vadim Masloff dont elle tombe « réellement » amoureuse. Ce dernier, blessé aux yeux, doit terminer sa convalescence à Vittel. Mata Hari souhaite l’y rejoindre. Mais Vittel est dans la zone des armées. Il lui faut un laissez-passer qu’elle demande au capitaine Ladoux, chef du 5e bureau de l’état-major, principalement en charge du contre-espionnage. Pourquoi Ladoux a-t-il décidé de rencontrer Mata Hari ? Est-ce parce qu’elle veut aller à Vittel, justement là où les alliés ont installé une base aérienne à partir de laquelle ils bombardent le sud de l’Allemagne ? Mais alors cela signifierait que le chef du contre-espionnage délivre lui-même tous les laissez-passer ! Veut-il vérifier qu’elle agit bien pour les Allemands alors que les filatures ne donnent rien ? Envisage-t-il de l’engager ? Toujours est-il que Ladoux lui accorde le laissez-passer et lui propose de travailler pour la France. Mata Hari y consent. Il l’envoie exercer ses talents aux Pays-Bas via l’Espagne.

3Le 6 novembre 1916, Mata Hari passe la frontière espagnole, puis embarque sur le paquebot Hollandia à destination des Pays-Bas. Le navire, intercepté en haute mer par les Britanniques est détourné vers le port de Falmouth. Mata Hari y est confondue – ce qui est surprenant – avec un agent allemand que les Britanniques recherchent : Klara Benedix, bien que la ressemblance entre les deux femmes soit faible. Elle est interrogée par le chef de la Special Branch de Scotland Yard, Basil Thomson qui lui déclare : « Madame, s’il vous plaît de vous en remettre à l’avis d’un homme qui a presque deux fois votre âge, renoncez à ce que vous avez entrepris. » Pourtant, Mata Hari continue d’aller de l’avant. De retour en Espagne sans la moindre idée de ce qu’elle pourrait y faire, elle décide de tenter sa chance avec l’attaché militaire allemand à Madrid, le major Kalle. Après une première rencontre,Mata Hari est persuadée d’avoir réussi à le conquérir et d’avoir obtenu, sur l’oreiller, des secrets qu’elle va pouvoir transmettre à Ladoux. De son côté, Kalle envoie à Berlin des télégrammes dans lesquels il mentionne presque explicitement Mata Hari. Il y parle de l’agent H 21 au féminin en fournissant des indices suffisants pour que la danseuse hollandaise soit identifiée par les Français si, d’aventure, ils étaient en mesure de déchiffrer la correspondance secrète allemande. Or, les Français interceptent depuis la tour Eiffel les messages allemands envoyés depuis Madrid et les déchiffrent.

4Lorsque Mata Hari rentre en France, le contre-espionnage français a entre ses mains les messages qui font d’elle une espionne à la solde de l’Allemagne. Celui envoyé le 28 décembre est accablant : « H 21 arrivera demain à Paris. Elle demande qu’on lui envoie tout de suite par télégramme, par l’intermédiaire de sa domestique Anna Lintjens à Roesmund cinq mille francs au Comptoir d’Escompte de Paris pour être remis au consul de Hollande. » Mata Hari ignore tout du drame qui se tisse. Elle ignore que les Allemands, convaincus qu’elle travaille pour les Français, l’ont condamnée. Ils n’ont pas l’intention de s’en débarrasser directement, préférant que ceux qu’ils considèrent comme ses employeurs probables interviennent à leur place. De son côté, le contre-espionnage français n’a jamais engagé directement Mata Hari et Ladoux ne l’aime pas. Il ne la trouve ni intelligente ni utilisable. À Paris, les agents de la Sûreté qui la filent ne se cachent plus. Elle qui croit travailler pour les Français voit le sol se dérober sous ses pas. Elle ne comprend pas ce qui lui arrive et prend peur. Le 13 février à l’aube, le commissaire de la Sûreté Priolet l’arrête : « La fille Zelle Marguerite, dite Mata Hari, habitant au Plaza Palace Hôtel, de religion protestante, née en Hollande le 7 août 1876, taille 1,75 m, sachant lire et écrire, est prévenue d’espionnage et de complicité d’intelligence avec l’ennemi, dans le but de favoriser ses entreprises. »
Mata Hari est maintenant à la disposition du capitaine Bouchardon, chargé de l’instruction. Le 23 avril 1917, Ladoux transmet à Bouchardon les pièces nécessaires. Le capitaine instructeur exulte : « Vous êtes l’agent H 21, j’en ai la preuve ! » Parmi ces messages, l’un d’eux, daté du 6 mars, soit plus de trois semaines après l’arrestation de Mata Hari la condamne définitivement lorsqu’il précise : « Prière de nous faire savoir si H 21 a reçu l’avis d’avoir à se servir pour ses communications de l’encre secrète qui lui a été remise et si on lui a montré que celle-ci ne peut être développée qu’à Paris. » Quel est le sens de ce message ? Signifie-t-il que le service de renseignement allemand est si mal organisé qu’il ignore tout de l’arrestation de H 21 ou au contraire, ayant réussi à faire arrêter Mata Hari, qu’il veut s’assurer que les Français la condamneront bien ! Mata Hari avoue à Bouchardon qu’elle travaille pour les Allemands depuis le mois de mai 1916. Elle avoue tout sans discernement. Un point apparaît en filigrane. Négligé à l’époque, il est une des clefs de compréhension de l’attitude de Mata Hari pendant toute la guerre et n’a rien à voir avec l’espionnage : Mata Hari avait besoin d’argent pour vivre. Vieillie, sa beauté d’antan flétrie, elle a cru, en fournissant de ci de là des potins qu’elle assimilait à des secrets, berner les services de renseignement allemand et français. Mais elle s’est trompée de monde et d’époque. À une des nombreuses questions de Bouchardon, ne répond-elle pas avec une naïveté qui trahit la sincérité : « J’ai donné à von Kalle des renseignements sans valeur, juste pour obtenir le libre passage par l’Allemagne. Je voulais rentrer chez moi. » Le 24 juillet, le procès débute. Après une première séance publique, le procès se poursuit à huis clos à la demande de l’accusation. L’affaire est rondement menée. Mornet dénonce en elle « la Salomé sinistre qui joue avec la tête du soldat français ». Mata Hari est condamnée à mort. La date d’exécution est fixée au lundi 15 octobre 1917. Elle meurt avec dignité sous les balles des douze sous-officiers de zouaves qui composent le peloton d’exécution. La demi-mondaine qui fut agent double, sans probablement avoir jamais réellement espionné, entre désormais dans l’histoire.




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MessageSujet: lien sur mata hari version traduite   Jeu 16 Oct - 22:56

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MessageSujet: Re: Mata Hari   Jeu 16 Oct - 22:58

excellent, merci

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MessageSujet: Re: Mata Hari   Ven 17 Oct - 0:08

Et bien merci a vous
Une qui va être contente.
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MessageSujet: Re: Mata Hari   

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